29 juillet 2016

Le P.A.R.C

S’il est une terre sur laquelle j’ai des souvenirs, c’est bien celle du P.A.R.C.

« Mamie, on va au PARC » disions-nous enfants alors que munis de nos luges en bois, « bob » en plastique ou chambre à air de tracteur nous sortions braver le froid et la neige pour dévaler ce champs en pente sur lequel nous construisions nos pistes de décollage. « Papy, les vaches sont au PARC ? » questionnions-nous à 17-18h quand approchait l’heure de traite du bétail.

Je n’ai jamais vraiment su pourquoi cette terre fut ainsi toujours appelée mais j’y vois aujourd’hui, alors que j’en suis devenu l’heureux propriétaire, un sens tout trouvé. Ce sera l’espace dédié à l’amusement et au bonheur. Cela s’applique à toute personne qui entrera dans ce « P.A.R.C ».

Plus concrètement, ce sont 2,8 Ha attenant de pâtures dont 1,6 Ha de terrain en pente orienté plein sud avec un petit ruisseau au pied et 1,2 Ha plus à plat disposés le long du ruisseau et gorgés de sources d’eau. Le ruisseau coupe donc une partie du terrain et marque la frontière entre deux départements la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme..

La disposition et l’orientation des terrains ont naturellement conduit un design exploitant principalement le terrain en pente pour les cultures et semis (le seul accès routier étant par le haut du terrain). Voir l’article dédié au design permaculturel choisi.

        parcelles   image-fond-2

… Un mot sur ma permaculture …

Il existe de très nombreuses et excellentes définitions et/ou interprétations de la permaculture, tout comme il existe de très nombreux et autrement bien plus doués auteurs ayant écris sur le sujet. Là n’est pas mon intérêt. Je voudrais simplement donner ici les axes de ma motivation . Ce qui justifie que je me lève tous les matins avec le sourire pour aller « Jardiner ».

Je reprendrai brièvement ces deux mots « Permanent » et « Culture ». Mon objectif est de créer une « aire », une « zone », un « terrain », une « parcelle », … etc. qui me permet de jouir pour les 50 prochaines années de fruits et légumes à l’année et en quantité suffisante pour nourrir ma famille et un groupe de personnes géographiquement rapproché.

Cela implique une chose essentielle ; je ne suis pas le PRODUCTEUR ! La terre l’est ! Et par la terre, j’entends le sol, les éléments qui le composent et l’environnement qui l’entoure. Je ne fais qu’apporter une graine et avoir confiance en la nature pour la transformer en une plante, une fleur et un fruit. Concrètement, cela veut dire que je n’utilise aucune machine et/ou produit pouvant modifier ce sol.

A partir de là, tout est dit. Le reste n’est que détails et sciences. Ce blog aura pour but d’approfondir les questions sous-jacentes et me permettre d’échanger avec vous conseils et remarques. Il touchera aux techniques de polyculture, à l’agroforesterie, à la gestion de l’air, de l’eau, à la microbiologie et aux réactions bio-chimiques des sols.

Certains parlent de bon sens, mais le sens est purement subjectif car tout comme les cinq sens dont est doté l’Etre Humain, il est toujours question d’interprétation. Pour simplifier les choses, je dirai que je vais dans le sens de la Nature, à ceci près, que je crée une perturbation du système éco-logique en implantant un nouvel individu, une graine.